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Nord-Kivu: des mouvements du M23 détectés autour de Goma

Par Téclaire Ngo Nyeck - 18/12/2012

Selon une information donnée par la Mission de l'ONU pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) le lundi 17 décembre 2012, à Kinshasa

 

Alors que les pourparlers entre le gouvernement du Congo et le mouvement du 23 mars se poursuivent à huit clos dans la capitale ougandaise Kampala, l’Onu déclare avoir repérés les mouvements du M23 dans la capitale du Nord-Kivu. Une ville que les rebelles ont occupée pendant une dizaine de jours et qu'ils ont quittée en échange de dialogue exclusif avec le gouvernement. Le gouverneur du Nord-Kivu a accusé récemment les mutins du M23 de maintenir un climat de "psychose" dans Goma.

 


© innercitypress.com
Le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky
A la suite de ces accusations, le Monusco a intensifié au cours du week-end passé ses patrouilles aériennes et terrestres et a pu confirmer la présence du M23 en plusieurs endroits du Nord-Kivu, dont Ruwindi, Kibati et la région de Masisi, a déclaré le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky. De tels mouvements, a ajouté Martin Nesirky, contreviennent à la résolution 2076. La Monusco va continuer d'effectuer de fréquentes patrouilles à Goma et autour de Goma, a-t-il ajouté.

L’insécurité persiste à Goma
La situation sécuritaire reste précaire dans la capitale du Nord-Kivu ce malgré le retrait du M23 de la ville le 1er décembre dernier sur la demande des pays des Grands lacs. Plusieurs braquages, attaques à main armées et assassinats ont été recensés. Sans oublier les 1 170 détenus dont 700 anciens militaires qui se sont évadés de la prison de Goma à la chute de la ville entre les mains du M23 le 20 novembre dernier. Rattraper tous ces prisonniers en cavale est l’un des deux défis que doit relever le gouvernement de Kinshasa a précisé le gouverneur du Nord-Kivu. L’autre étant d’arrêter les éléments camouflés du M23 qui veulent rendre la vie invivable pour montrer que la ville est mal gouvernée, a souligné le gouverneur. la situation au Nord-Kivu reste tendue et précaire poursuit-il. La ville de Goma est toujours confrontée à d’importants problèmes d’insécurité. Samedi matin, le major de police Bertin Chirumana, qui avait accompagné le premier redéploiement de policiers loyalistes à Goma après le retrait des rebelles, a été assassiné. Il était criblé de balles, neuf balles au total, et la jeep était calcinée, a expliqué, lundi 17 décembre, Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord-Kivu. On vient de mettre la main sur un suspect. C'est un ex-militaire qui aurait des liens avec le M23. Nous sommes encore en train de l'interroger pour qu'il nous dise exactement qui sont les commanditaires de l'assassinat et quel est son mobile, a-t-il précisé. Une parade pour l'inhumation du major doit être organisée bientôt. Pour Julien Paluku les rebelles sont responsables de cette insécurité. Le M23 veut maintenir la population de Goma dans une psychose pour faire pression à Kampala. Selon lui, les rebelles font du chantage consistant à dire qu'à tout moment, si on ne fait pas ceci ou cela à Kampala, ils prendront Goma. Le gouverneur a néanmoins démenti les informations faisant état d'habitants quittant Goma pour se rendre notamment à Bukavu, capitale de la province voisine du Sud-Kivu. Il n'y a pas de déplacement de population, a-t-il déclaré.

 

MOTS CLES :  M23   Goma   Masisi   Monusco 

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