DOSSIERS  |    

Administration et politique dans la province du Sud-Kivu I

Par Yvan B. - 05/08/2010

Entretien avec le Vice-président de l’Assemblée Provinciale

 

Pouvez-vous en premier lieu vous présenter ?
Vous avez devant vous l’Honorable (terme spécifiquement politique) Téophile Habamungu Mirindi, Vice-président de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, élu de la circonscription électorale de Kale et sur la liste du parti politique PCBG (Parti Congolais pour la Bonne Gouvernance).

pouvez-vous expliquer votre fonction au sein de l’Assemblée Provinciale ?
Ma fonction est au sein du bureau de l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu, une province dirigée par deux instituions, le Gouvernement Provincial et par conséquent l’Assemblée Provinciale ou Parlement Provincial. . En ce qui concerne la seconde institution, nous sommes organisés en cinq organes :
- l’Assemblée Plénière, regroupant 36 députés
- le Bureau de l’Assemblée Provinciale composé du Président, du Vice-président, du Rapporteur, du Rapporteur-adjoint et du Questeur, fonctionnant selon les modalités du règlement intérieur. Le Président a une mission générale de coordination, et chaque membre du bureau a des tâches qui leur sont propres. C’est ainsi que les matières qui concernent les questions législatives, les contrôles parlementaires, les relations avec les groupes parlementaires, les questions sociales des députés ou les relations extérieures reviennent au cabinet du Vice-président. Quant aux matières concernant le rapportage, l’organisation des activités à l’Assemblée Provinciale reviennent au Rapporteur et à son adjoint. Enfin les questions financières reviennent quant à elles reviennent au Questeur qu’il tient en partage avec le Président. - le Groupe Parlementaire, divisé en cinq groupes, apparentés pour la plupart aux partis politiques. Chaque groupe parlementaire a un bureau avec un président faisant office de porte-parole et un rapporteur. - les Commissions Permanentes, au nombre de six, celle s’occupant de l’administratif et du politique, une autre pour l’économie et les finances, une autre pour l’environnement et les ressources naturelles, une autre s’occupant les questions socioculturels, celle s’occupant des relations extérieures, et enfin celle de la défense et de la sécurité.
- le dernier organe est la Conférence des Présidents, une réunion délégué des différents organes ci-dessus énumérés. C’est une réunion où siègent les cinq membres du Bureau, les présidents de Groupes Parlementaires et des Commissions, et également le Président du Comité des Sages. Nous nous réunissons alors en conférence, lorsqu’il s’agit de sélectionner les matières à débattre dans une session parlementaire ou de faire un débat sur la recevabilité des édits (ce sont les lois provinciales).

Parallèlement à ces organes essentiellement politiques, où les mandats sont de cinq ans, nous avons l’administration, l’autre ossature de service sans mandat déterminé. Ce sont des services légués à l’accompagnement permanent des institutions en temps de session comme en temps de vacances, et aussi en période de mandat ou de non-mandat de député. C’est aussi cette assemblée provinciale qui vote les sénateurs qui doivent aller représenter la province au Sénat, qui votent aussi le gouvernement provincial (gouverneur et vice-gouverneur) à travers l’approbation du programme d’action du gouvernement. De plus, nous comptons trois femmes (rires), une au Bureau et une autre présidant un Groupe Parlementaire.

 


© journaldekin.com
L’Honorable Téophile Habamungu Mirindi
Quand seront les prochaines élections provinciales ?
Toutes les élections, nationales, sénatoriales, municipales, législatives, urbaines, municipales locales et provinciales, seront en 2011. Je ne peux préciser le mois. Nous avons une institution technique qui est chargé de planifier les échéances électorales, la commission électorale indépendante pour être exacte, qui nous a d’ailleurs confirmé la tenue des élections pour 2011.

Pensez-vous vous représenter ?
Bien sûr, je ne trouve rien de décourageant jusque–là sur le travail que j’ai fait, ceux qui m’ont élu ne m’ont pas montré qu’ils sont déçus de mon travail effectué. Je suis déjà à cette avant-dernière année du mandat, à réfléchir sur mon redéploiement pour le mandat prochain.

Pouvez-vous alors nous parler de vos prochaines actions ou prochains projets pour vous faire réélire et si vous êtes réélu ?
Au fait j’ai oublié de vous dire que nous sommes 36 députés et un seul n’est pas de l’alliance de la majorité. Et cette alliance qui s’est engagé pour les cinq ans, autour des cinq chantiers de la République : les infrastructures, la santé, l’éducation, l’emploi et l’électricité. Personnellement je m’emploie à œuvrer dans ces domaines globalement. Par endroit il y a des actions concrètes dans ma circonscription électorale et d’autres endroits, ce sont juste des planifications parce-que la République Démocratique du Congo subit beaucoup de contraintes : la crise financière et la politique de resserrement budgétaire pour arriver au point d’achèvement de la dette. Vous comprenez donc que le trésor public a eu quelques difficultés à fournir les moyens nécessaires pour l’accompagnement de la réalisation des cinq chantiers. Mais, en attendant le déblocage des opportunités par le trésor public on se débat individuellement pour tel ou tel projet selon sa circonscription. Pour ma part, dans le domaine de l’éducation j’ai initié la création d’un institut supérieur agrée concernant l’agriculture et nous sommes engagés également dans le domaine sportif. D’ailleurs c’est une préoccupation qu’il faut soumettre à quelqu’un comme vous, qui est français, La France aime le sport surtout le football. Nous avons dans ma circonscription un groupement sportif de cinq équipes, 110 joueurs disposant d’une licence, mais nous manquons de matériel, un partenariat français serait le bienvenu.

Avez-vous un avis sur les festivités du cinquantenaire ?
En fait on n’a plus d’avis à émettre sur un évènement déjà passé. Nous avons participé aux festivités et ce qui est intéressant est que les congolais ont chacun fait leur analyse des 50 ans et on a lu dans la détermination de chacun le désir de voir les choses s’améliorer. Selon mon appréciation personnelle c’est un nouvel élan, avec beaucoup plus d’assurances dans le cadre du développement économique, de la sécurité mais aussi de la diplomatie.
MOTS CLES :  Provinciale   Assemblée   Kivu   Sud 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

3è édition du Festival des solidarités
Tous les événements