ECONOMIE ET BUSINESS  |    

RDC: le géant aux pieds de cuivre

Par Jeuneafrique - 04/08/2017

La crise financière, qui a débuté en 2015, n’a pas fini de mettre à mal l’économie congolaise

 

Entre la crise consécutive à la chute des cours des matières premières et la dépréciation continue du franc congolais, les indicateurs financiers ont viré au rouge. La crise financière, qui a débuté en 2015, n’a pas fini de mettre à mal l’économie congolaise. Après une envolée à 8,5 % en 2013 et à 9,5 % en 2014, la croissance du PIB est depuis en recul constant. De 6,9 % en 2015, elle a encore chuté l’an dernier, à 2,5 %, et devrait péniblement atteindre 3 % en 2017. Comparé au taux de croissance démographique, estimé à 3 %, la croissance par habitant devrait donc être nulle.

Les raisons de ce ralentissement ? Tout d’abord la baisse, depuis 2014, des cours mondiaux des matières premières, notamment du cuivre, principal produit d’exportation de la RD Congo. Après une forte plongée en 2015 et en 2016, les prix devraient légèrement remonter en 2017, comme c’est déjà le cas pour le cobalt. Mais l’impact de cette hausse ne se fera sentir que dans quelques années.

Chute des cours et crise politique

Outre ces chocs exogènes liés à la conjoncture internationale, plusieurs facteurs internes ont contribué à freiner le rythme de croissance. D’une part, la chute des cours a évidemment plombé l’activité minière et, par ricochet, de nombreux autres secteurs.

Dans la filière mines, seuls trois produits affichent une production en hausse, ce qui a quelque peu compensé la chute des cours : le cuivre (+ 2,6 %), la cassitérite (+ 6,8 %) et la wolframite (+154 %), selon le rapport 2016 de la Chambre des mines de la RD Congo.

 


© Droits reservés
Usine de cuivre au Katanga.
D’autre part, l’impasse politique, liée au report des élections prévues en décembre 2016, et la succession de gouvernements à l’action limitée n’ont rien arrangé. Ils ont même contribué à intensifier la crise, en faisant fuir les investisseurs et en gelant certains projets, notamment celui du complexe hydroélectrique Inga III.

Conséquence : les recettes budgétaires, alimentées à hauteur de 45 % par les exportations minières, ont fortement diminué. Et la RD Congo est passée d’un excédent budgétaire de 0,1 % du PIB en 2015 à un déficit de 1,6 % en 2016. L’inflation a atteint 11,24 % à la fin de 2016.

Quant au franc congolais (FC), il a perdu près de la moitié de sa valeur en moins d’un an : 1 dollar s’échangeait contre 940 FC début janvier 2016, contre 1 200 FC un an plus tard et contre 1 400 FC début juillet. À ce rythme, il pourrait s’échanger aux alentours de 2 000 FC à la fin de l’année…

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